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Black is Beltza

Très belle rencontre de l’équipe BDS Saint-Étienne avec l’artiste Fermin Muguruza le 15 octobre

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Très belle rencontre ce mardi 15 octobre de l’équipe BDS Saint-Étienne avec l’artiste Fermin Muguruza au Cinéma Le Méliès pour l’avant-première du film Black is Beltza Ainhoa. Cette soirée était organisée avec le groupe punk La France Pue.

Soirée forte avec une introduction en basque pour un très beau film d’animation internationaliste qui met à l’honneur beaucoup de luttes du monde. Il aborde notamment le drame de Sabra et Chatila avec beaucoup de poésie.

Fermin Muguruza avait notamment réalisé le film documentaire Checkpoint Rock : canciones desde Palestina en 2009

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Les militants BDS Sainté sont reconnaissants au cinéma le Méliès pour leur avoir fait confiance et avoir permis ces belles rencontres tout au long des 10 dernières années. Ils souhaitent un long voyage au film d’animation « Black is Beltza Ainhoa »

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« Black is beltza II : Ainhoa » de Fermin Muguruza : une odyssée en noir et noir

Politis

Un trépidant film d’animation à forte teneur (géo)politique.

Activiste majeur de la scène musicale alternative basque, connu notamment pour avoir été le chanteur des groupes punks Kortatu et Negu Gorriak, Fermin Muguruza s’est tourné vers le cinéma au milieu des années 2000.

Après avoir signé plusieurs documentaires musicaux, il a réalisé le long métrage d’animation Black is beltza (« beltza » signifiant « noir » en basque) à partir du roman graphique éponyme, coécrit par lui.

Sorti dans les salles françaises en 2019, ce film décrit les tribulations de Manex, un jeune Basque plongé au cœur de l’effervescence contestataire des années 1960 – en commençant par le mouvement des droits civiques aux États-Unis – et emporté dans de multiples péripéties à travers le monde.

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🔈BLACK IS BELTZA II de Fermin Muguruza

Nova | Pop Corn Podcast

Quand une légende du punk-rock basque se colle à une évocation des années 80, ça secoue forcément.

Le nom de Fermin Muguruza fera sans doute plus écho chez les amateurs de musique que de cinéma. Surtout chez les fans de punk rock, Muguruza étant une légende de la scène basque, via les groupes Kortatu ou Negu Gorriak. Mais cette figure du militantisme est aussi un auteur de BD et un réalisateur. Et dans tous les cas, un gars énervé. En 2018, Black is Beltza – qu’on peut toujours voir sur Netflix- collait aux trousses d’un basque traversant les années 60 et ses secousses mondiales.
Sa suite, reprend le même flambeau vingt ans plus tard, en collant aux basques d’Ainhoa sa fille cubaine voulant renouer avec ses racines. Comme son prédécesseur, Black is Beltza II ne tient pas en place pour esquiver les balles perdues d’un monde, qui du Moyen-orient à l’Asie centrale ou l’Europe découvrait une seconde guerre froide après la chute des blocs Est/Ouest. Muguruza en fait un dessin animé déchaîné, mi-thriller d’espionnage, mi-road trip planétaire ou tout est connecté par l’organisation étatique d’une guerre sale. Son flux est le trafic d’héroïne filtré selon Muguruza par les gouvernements et services secrets espagnols, français ou américains, liés pour éradiquer la contestation qu’elle soit au Liban, au Nicaragua ou en Afghanistan.

Et du coup qu’est ce que trafique l’autre héroïne du film ? 

Ainhoa injecte, elle, une force détonnante à Black is beltza II, en étant témoin des mutations de ces années 80, des années de plomb espagnoles à la chute du mur. Mais toujours avec cette capacité d’incarner un militantisme social et politique dans ce qu’il a de plus fougueux. Qu’on la retrouve aux cotés des sandinistes ou des femmes kurdes, elle affirme une résistance, appuyée par Murguruza, qui en fait une passionaria libre d’esprit comme de corps. Plus encore que certains personnages friands de dope, c’est le scénario et la réalisation qui se défoncent le plus, dans une fusion folle emmenant autant dans le Beyrouth de Valse avec Bashir que dans le Marseille de la French Connection. Black is beltza II n’oubliant pas d’aborder une autre révolution, quand ici les sexualités se mélangent ou quand Ainhoa lache que les filles devraient se méfier de machisme-léninisme. Avec un film levant fièrement le poing autant qu’il fait des doigts à toute idée d’oppression, Muguruza assure que la lutte est loin d’être finie mais que rien n’empêche qu’elle soit menée de manière énergique et sexy.

En salles le 16 novembre

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Black is Beltza

« Black is Beltza II. Ainhoa » : un condensé révolutionnaire, punk et à la basque de la lutte mondialisée

Le Monde

Le deuxième volet du film d’animation créé par Fermin Muguruza, sorte de « Corto Maltese » en plus violent, plus anar, plus sexe, ne s’embarrasse pas de plausibilité narrative.

Voici un film d’animation qui, pour le moins, déménage. Une sorte de Corto Maltese à la basque, en plus violent, plus anar, plus sexe, plus punk. L’auteur, Fermin Muguruza, né à Irun (Espagne) en 1963, militant de la cause basque, s’illustra sur la scène punk rock dans les années 1980 avec le groupe Kortatu, avant d’évoluer vers une musique sensiblement plus world et, surtout, d’essaimer sa soif inextinguible de création dans les domaines les plus variés.

C’est ainsi qu’est édité, en 2015, son roman graphique Black is Beltza (Bang), dont une première adaptation animée voit le jour au cinéma, en 2018. Le récit, mixte d’espionnage et de geste révolutionnaire, se concentrait alors entre Cuba et les Etats-Unis dans les années 1960, dans un monde en pleine guerre froide, mais électrisé par l’effervescence des mouvements d’émancipation mondiaux.

Effervescence psychique

Un deuxième volet sort aujourd’hui, qui se déroule vingt plus tard, à la fin des années 1980, dans un monde reconfiguré par la fin de la guerre froide. Son héroïne, Ainhoa, est la fille de Manex, personnage principal du volume précédent, exfiltré à Cuba pour échapper à un assassinat fomenté contre lui par la CIA. La jeune et fougueuse cubaine, orpheline de mère, assassinée en Bolivie, ne connaît pas non plus son père, qui ne lui a rendu que de rares et lointaines visites, mais va se mettre dans ses pas en voyageant au Pays basque, où elle rallie un mouvement de jeunesse indépendantiste et fait connaissance avec sa grand-mère. Ce serait toutefois mal connaître l’effervescence psychique de Muguruza pour penser que le réalisateur va sagement s’en tenir à cette version locale de la lutte mondialisée[…]

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