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Black is Beltza

🔈BLACK IS BELTZA II de Fermin Muguruza

Nova | Pop Corn Podcast

Quand une légende du punk-rock basque se colle à une évocation des années 80, ça secoue forcément.

Le nom de Fermin Muguruza fera sans doute plus écho chez les amateurs de musique que de cinéma. Surtout chez les fans de punk rock, Muguruza étant une légende de la scène basque, via les groupes Kortatu ou Negu Gorriak. Mais cette figure du militantisme est aussi un auteur de BD et un réalisateur. Et dans tous les cas, un gars énervé. En 2018, Black is Beltza – qu’on peut toujours voir sur Netflix- collait aux trousses d’un basque traversant les années 60 et ses secousses mondiales.
Sa suite, reprend le même flambeau vingt ans plus tard, en collant aux basques d’Ainhoa sa fille cubaine voulant renouer avec ses racines. Comme son prédécesseur, Black is Beltza II ne tient pas en place pour esquiver les balles perdues d’un monde, qui du Moyen-orient à l’Asie centrale ou l’Europe découvrait une seconde guerre froide après la chute des blocs Est/Ouest. Muguruza en fait un dessin animé déchaîné, mi-thriller d’espionnage, mi-road trip planétaire ou tout est connecté par l’organisation étatique d’une guerre sale. Son flux est le trafic d’héroïne filtré selon Muguruza par les gouvernements et services secrets espagnols, français ou américains, liés pour éradiquer la contestation qu’elle soit au Liban, au Nicaragua ou en Afghanistan.

Et du coup qu’est ce que trafique l’autre héroïne du film ? 

Ainhoa injecte, elle, une force détonnante à Black is beltza II, en étant témoin des mutations de ces années 80, des années de plomb espagnoles à la chute du mur. Mais toujours avec cette capacité d’incarner un militantisme social et politique dans ce qu’il a de plus fougueux. Qu’on la retrouve aux cotés des sandinistes ou des femmes kurdes, elle affirme une résistance, appuyée par Murguruza, qui en fait une passionaria libre d’esprit comme de corps. Plus encore que certains personnages friands de dope, c’est le scénario et la réalisation qui se défoncent le plus, dans une fusion folle emmenant autant dans le Beyrouth de Valse avec Bashir que dans le Marseille de la French Connection. Black is beltza II n’oubliant pas d’aborder une autre révolution, quand ici les sexualités se mélangent ou quand Ainhoa lache que les filles devraient se méfier de machisme-léninisme. Avec un film levant fièrement le poing autant qu’il fait des doigts à toute idée d’oppression, Muguruza assure que la lutte est loin d’être finie mais que rien n’empêche qu’elle soit menée de manière énergique et sexy.

En salles le 16 novembre

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Black is Beltza

“Black is Beltza II : Ainhoa” zineman asteazkenetik aitzina

Gure Irratia

Black is Beltza lehen atala, 2018an atera zen. 60-70garren hamarkadan murgiltzen zen Manex-en bidaia politikoa, eta maitasun bidaia segitzen genuen. Bigarren atalean 80garren hamarkadan, Amanda kubatarraren eta Manexen alaba izango da protagonista: Ainhoa.

Azaroaren 4an egin zuten estrenaldia Baionako Atalante zinegelan. Bertan ziren Fermin Muguruza egilea, Jone Unanua ekoizlea, beren ahotsa eskaini duten Manex Fuchs, Maryse Urruty eta Iban Rusiñolekin mintzatu gira. Azaroaren 11an hedatu genuen emankizun osoa entzun.

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Black is Beltza

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Premiere

BLACK IS BELTZA II: AINHOA ⭐⭐⭐

Drôle d’objet que ce film d’animation basque (c’est une suite, mais pas besoin d’avoir vu le premier Black is Bletza sorti en mai 2019 chez nous dans une seule salle, semble-t-il) adapté d’une BD. De Cuba à Kaboul en passant par Marseille, c’est l’histoire d’une jeune métisse suivant une enquête chaotique mêlant trafic de drogue, barbouzes, complots politiques et terrorisme à la fin des années 80. Imaginez la rencontre entre American Death Trip de James Ellroy avec les visuels de GTA : Vice City sur fond de musique punk et d’affirmation politique d’extrême-gauche -avec une généreuse dose de violence et de sexe pour lier le tout. Oui, drôle d’objet, mais au fond plutôt cohérent, et même carrément tripant. Amateurs, amatrices de tous pays, unissez-vous, et foncez le voir. Petit bonus marrant : Corto Maltese fait un caméo dans le film, saurez-vous le retrouver ?

Sylvestre Picard

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Flammes and co

Marsactu

Du 12 au 24 novembre, à Marseille et dans quelques salles régionales, la vingt et unième édition du festival CineHorizontes, consacré aux cinématographies espagnoles, nous offre un programme flamboyant, à commencer par la rencontre avec le maître Carlos Saura.

[…]Une occasion unique de belles découvertes, de l’excellent Black is Beltza 2 : Ainhoa de Fermin Muguruza à Girasoles silvestres, en passant par A virxe rosa, Franceska ou Codi ictus.[…]

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